Activité

Âge

À partir de 12 ans

Période

  • Année scolaire
    • Week-end

Prix

*
* € 5 ticket d’entrée pour la conférence uniquement (sans l’accès au musée) ; € 18 ticket d’entrée pour la conférence et l’accès au musée.

Description

Dans le cadre de l’exposition temporaire « La SNCB occupée : entre collaboration et résistance », le musée propose un cycle de conférences sur l’histoire des chemins de fer belges pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dégâts et réparations des chemins de fer belges pendant la Deuxième Guerre Mondiale, par Louis Gillieaux
Dès mai 1940 la SNCB est victime du Blitzkrieg de l’armée allemand. Ses infrastructures subissent de nombreuses destructions et dégradations, du fait de l’invasion et des actions retardatrices de l’armée belge. Des ouvrages d’art sont détruits ou fortement endommagés. Avec les moyens disponibles, les cheminots et des équipes de l’envahisseur entreprennent des réparations afin de rétablir la circulation des trains. Le matériel souffre beaucoup également : il a subi d’importantes avaries et son entretien ne peut plus s’effectuer correctement. De plus, l’occupant confisque ou réquisitionne du matériel pour ses propres besoins. Les services offerts sont réduits.

Au fil des années de guerre, les actions de résistance contre les forces du Reich touchent aussi les installations ferroviaires et perturbent les circulations ferroviaires. Des locomotives sont endommagées et des déraillements sont provoqués, qui entraînent parfois des pertes humaines et d’importants dégâts, tant aux infrastructures qu’au matériel.

 

Lors de la préparation du débarquement en Normandie, les Alliés effectuent de nombreux bombardements destinés à entraver les déplacements des renforts militaires allemands vers les futures zones de combats. Nombre de ces bombardements visent les installations ferroviaires, tant en France qu’en Belgique, car les chemins de fer jouent un rôle majeur dans le transport des troupes. Les dégâts provoqués par ces bombardements sur les nœuds ferroviaires sont très importants : installations ferroviaires ravagées, matériel détruit ou inutilisable, pertes humaines…

Dès la libération, en septembre 1944, la reconstruction des installations est entreprise. Le matériel bénéficie aussi de réparations. Un important renfort de locomotives, qui avait été étudié en fonction des pertes estimées est commandé aux Alliés : ce seront les fameuses locomotives à vapeur « Type 29 », livrées en 1945. En outre, de façon inattendue et relativement peu connue de nos jours, le parc de locomotives sera aussi renforcé par plusieurs dizaines d’autres locomotives, rendues disponibles par la libération du pays. La SNCB peut repartir de l’avant.

Le conférencier

Louis Gillieaux est amateur et chercheur en histoire et actualité ferroviaires. Louis Gillieaux a fait carrière au sein des Chemins de fer belges. Il a dirigé le Service de Presse et de Relations publiques et a été en charge de plusieurs projets, ainsi que du Patrimoine historique des chemins de fer belges. Il poursuit des recherches en matière d’histoire ferroviaire mais aussi sur l’avenir de nos chemins de fer face aux défis à relever.

Train World

Prinses Elisabethplein 5 1030 Schaarbeek 5
1030 Schaerbeek
Ouvrir dans Google Maps
;